A Gaza, une joie fugace pour ce premier ramadan depuis le cessez-le-feu

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A Gaza, une joie fugace pour ce premier ramadan depuis le cessez-le-feu.

Gaza (AFP) - Au milieu des ruines et des tentes alignées à perte de vue, ils ont allumé des lanternes, accroché des décorations multicolores. Pour les Palestiniens de Gaza, le ramadan qui a commencé mercredi apporte de timides moments de joie après deux ans de bombardements.

Avant le lever du jour, pour ce premier ramadan depuis le début de la trêve, le 10 octobre, entre Israël et le Hamas, des fidèles se sont rassemblés pour prier dans la grande mosquée Omari de Gaza-ville.

"Nous sommes venus malgré l'occupation, la destruction des mosquées et des écoles, la démolition de nos maisons près de la Ligne jaune", les soldats israéliens restent stationnés depuis le cessez-le-feu, raconte Abou Adam, un habitant de cette grande ville du nord du territoire.

"Même cette nuit, quand le secteur a été frappé, nous avons décidé de venir pour adorer Dieu".

Une source de sécurité a déclaré à l'AFP que des tirs d'artillerie avaient visé mercredi l'est de Gaza-ville ainsi qu'un camp de réfugiés du centre du territoire.

Après plus de quatre mois de cessez-le-feu, les tirs et les frappes restent quotidiens dans la bande de Gaza, les deux camps s'accusent mutuellement de violer la trêve.

Et pour les plus de deux millions de Gazaouis, dont la plupart ont été déplacés plusieurs fois pendant la guerre, la reconstruction se fait attendre, tout comme la levée du siège imposé par Israël depuis le début du conflit, déclenché par l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

Si les étals de certains marchés se sont remplis à l'approche du ramadan, pour beaucoup de Gazaouis les prix restent élevés et les mets de fête inaccessibles

D'autres se réjouissent de l'atmosphère de fête, sous leur tente illuminée par les guirlandes.

"Les chants emplissent les rues, les décorations illuminent les tentes. La joie de mes enfants est indescriptible", raconte Khitam Ayada, une femme de 30 ans installée avec sa famille sous une tente à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza.

Mohammed al-Madhoun, un père de famille de 43 ans qui vit sous une tente à l'ouest de Gaza-ville, espère un avenir meilleur.

"J'espère que ce ramadan sera le dernier que nous passerons sous les tentes. Je me sens mal devant mes enfants quand ils me demandent d'acheter des lanternes et rêvent d'une table remplie de leurs mets préférés", confie-t-il. "Nous essayons de trouver de la joie malgré tout".

This article was published Thursday, 19 February, 2026 by AFP (404 words)
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Des enfants regardent une sculpture de sable proclamant "Bienvenue au ramadan", le 17 février 2026 sur une plage au sud de la bande de Gaza - Eyad Baba (AFP)

Des enfants regardent une sculpture de sable proclamant "Bienvenue au ramadan", le 17 février 2026 sur une plage au sud de la bande de Gaza - Eyad Baba (AFP)


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