Au Caire, la guerre fait les affaires de la "cité des déchets" face aux pénuries de plastique

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Au Caire, la guerre fait les affaires de la "cité des déchets" face aux pénuries de plastique.

Le Caire (AFP) - Dans le dédale de ruelles de la "cité des déchets" au Caire, Peter Romany croule sous les appels d'industriels à la recherche de plastique recyclé pour combler les pénuries liées à la guerre en Iran et à la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz

"Avant la guerre, c'était nous qui démarchions les usines pour vendre notre production", explique ce jeune homme de 25 ans, assis sur d'immenses ballots de plastique. "Mais désormais, ce sont elles qui nous sollicitent : +combien de volumes avez-vous ? Pouvez-vous livrer aujourd'hui ?+ C'est inédit", ajoute ce spécialiste du polyéthylène, l'un des plastiques les plus utilisés

Manshiyet Nasser, 115.000 habitants, à l'est de la capitale égyptienne, n'est pas seulement un quartier majoritairement peuplé de coptes chrétiens, c'est aussi le lieu des générations de chiffonniers ont érigé l'un des systèmes de recyclage informel les plus sophistiqués au monde.

Ils bénéficient, avec la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz liée à la guerre, d'un double phénomène: un approvisionnement en plastique perturbé et des prix qui s'envolent, du fait de la flambée des cours du pétrole.

Selon l'agence de cotation des matières premières Independent Commodity Intelligence Services (ICIS), le Moyen-Orient est l'un des principaux fournisseurs mondiaux de polyéthylène et environ 85% de ses exportations transitent en temps normal par le détroit.

L'Egypte importe autour de 40% de ses matériaux plastiques bruts, principalement depuis les pays du Golfe, l'Europe, la Chine et la Corée du Sud.

Les travailleurs de Manshiyet Nasser, étalé au pied de la colline de Makattam, face à la citadelle historique du Caire, traitent plus d'un tiers des déchets de la capitale, selon les chiffres du gouvernement.

Ils séparent le plastique du carton, du papier, du métal et du verre, et forment des piles destinées à être traitées dans des ateliers ou des usines.

Pour la première fois en 16 ans, Fayrouz El-Sayed, directrice générale de l'usine Sadat City Chemical Fibre, qui extrait des fibres de polyester de bouteilles en plastique usagées, a conquis des marchés jusqu'au Brésil, à la faveur de la crise.

Nesma El-Areef, responsable du marketing et des ventes chez Uflex Egypt, entreprise de transformation de déchets plastiques en emballage, a elle vu la demande augmenter de près de 40% comparé à l'avant-guerre.

This article was published Saturday, 25 July, 2026 by AFP (378 words)
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Des travailleurs égyptiens chargent des ballots de plastique à recycler dans la "ville des déchets"n dans le quartier du Caire de Manshiyet Nasser, le 6 juillet 2026. - Khaled DESOUKI (AFP)

Des travailleurs égyptiens chargent des ballots de plastique à recycler dans la "ville des déchets"n dans le quartier du Caire de Manshiyet Nasser, le 6 juillet 2026. - Khaled DESOUKI (AFP)


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