De l'ADN de mammouth retrouvé dans des excréments congelés d'écureuil

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De l'ADN de mammouth retrouvé dans des excréments congelés d'écureuil.

Paris (AFP) - Des scientifiques ont découvert un immense trésor d'ADN ancien provenant d'animaux, dont celui de mammouths laineux aujourd'hui disparus, dans des excréments d'écureuils conservés dans le pergélisol canadien, selon une étude mardi.

L'ADN ancien, conservé dans des terriers hermétiquement clos, remonte à entre 700.000 et 3.000 ans, offrant un aperçu rare de l'évolution au fil des millénaires dans le Yukon, vaste territoire sauvage au nord-ouest de Canada.

Outre l'ADN de mammouth laineux, les chercheurs ont également découvert du matériel génétique provenant de loups, de bisons, de chevaux, d'un guépard et de centaines de plantes.

Fouiller des excréments d'écureuil peut sembler "moins attrayant" que sortir de terre une défense de mammouth, reconnaît auprès de l'AFP Tyler Murchie, chercheur en paélogénomique à l'Université McMaster (Canada) et principal auteur de l'étude publiée dans Nature Communications.

Mais la quantité "spectaculaire" d'informations qu'ils contiennent suggère que les excréments constituent un moyen sous-estimé de mieux connaître le lointain passé de notre planète, ajoute-t-il. 

Au départ, les scientifiques pensaient seulement étudier le microbiome de l'écureuil (son microbiote et son matériel génétique) avant de découvrir une "biodiversité d'organismes vraiment surprenante", raconte M. Murchie. Et ce grâce au "comportement naturel d'archiviste" de ces rongeurs.

Les spermophiles arctiques, des écureuils terrestres, sont seulement actifs quatre mois dans l'année et passent le reste du temps à hiberner.

Pendant cette courte période d'éveil, "ils doivent sortir et manger de tout autant qu'ils le peuvent", explique le chercheur.

Les écureuils bourrent ainsi leurs terriers de noix, graines, feuilles, os, fourrure et de tout ce qu'ils trouvent.

Mais avec le temps, la montée du pergélisol - une couche du sol gelée en permanence - a définitivement scellé certains terriers, créant une capsule temporelle parfaitement conservée.

Les chercheurs ont même découvert un petit spécimen de spermophile "super mignon" parfaitement congelé.

"Il s'était juste endormi une saison et ne s'est jamais réveillé... ce n'est que lorsqu'un paléontologue est passé par là qu'il a été découvert", raconte-t-il.

This article was published Wednesday, 17 June, 2026 by AFP (320 words)
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Les restes d’un mammouth laineux vieux de 12.000 ans, présentés à Hong Kong le 15 août 2024 - Emily Mesner (AFP)

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