Guerre au Moyen-Orient : les conséquences économiques mondiales
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Guerre au Moyen-Orient : les conséquences économiques mondiales.
Paris (AFP) - Voici les dernières évolutions économiques mondiales mercredi vers 03H40 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 26e jour.
- Au Vietnam, le diesel deux fois plus cher qu'avant la guerre -
Le prix du diesel a grimpé de 105% au Vietnam depuis le 26 février, deux jours avant les premières frappes américano-israéliennes contre l'Iran, de 19.270 dongs à 39.660 dongs le litre mercredi (de 0,63 à 1,30 euro), selon des chiffres du ministère du Commerce.
- Le pétrole redescend, les Bourses asiatiques anticipent une désescalade -
Les cours du pétrole retombent mercredi et les Bourses asiatiques sont dans le vert après l'annonce du déblocage par l'Iran du détroit d'Ormuz pour les navires jugés "non hostiles" et la transmission d'un plan de paix américain à Téhéran.
Vers 03H40 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du marché pétrolier mondial, reculait de 4,67% à 99,61 dollars le baril, redescendant sous les 100 dollars. La référence américaine, le baril de West Texas Intermediate (WTI), perdait pour sa part 3,85% à 88,79 dollars.
Les Bourses asiatiques se montrent aussi rassurées : l'indice Nikkei de la place de Tokyo prenait 2,35% à 53.481,93 points. Le Hang Seng hongkongais était en hausse de 0,15% et l'indice composite de Shanghai de 0,88%, quand Séoul, Taipei ou encore Jakarta évoluaient aussi dans le vert.
- L'Iran affirme que les "navires non hostiles" peuvent emprunter le détroit d'Ormuz -
L'Iran a déclaré que les "navires non hostiles" pouvaient emprunter le détroit d'Ormuz à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l'Organisation maritime internationale (OMI).
"Les navires non hostiles (...) peuvent — à condition qu'ils ne participent pas à des actes d'agression contre l'Iran ni ne les soutiennent et qu'ils se conforment pleinement aux règles de sûreté et de sécurité en vigueur — bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz en coordination avec les autorités compétentes", est-il écrit dans le communiqué.
Après cette annonce et le plan de paix proposé par Donald Trump, le cours du baril de Brent, référence du marché pétrolier mondial, était en baisse de près de 6% mercredi vers 00H30 GMT. Le baril de Brent reculait de 5,92% à 98,30 dollars. Le WTI perdait 5,01% à 87,72 dollars.
- Pic d'échanges sur le marché pétrolier juste avant une annonce de Trump sur l'Iran -
Un pic d'activité inhabituel a été enregistré lundi matin sur le marché pétrolier dans les minutes précédant une publication de Donald Trump sur Truth Social dans laquelle il évoquait des discussions "productives" avec l'Iran après s'être montré plutôt belliqueux tout le weekend, faisant chuter les cours du pétrole.
Ce volume inhabituel d'échanges a alimenté des soupçons, même si aucun élément ne permet à ce stade d'établir l'existence d'un délit d'initié.
- Trump affirme que l'Iran a offert aux États-Unis "un très gros cadeau" lié aux hydrocarbures -
Donald Trump a affirmé mardi que l'Iran avait offert aux États-Unis "un très gros cadeau" lié aux hydrocarbures, sans donner de précisions.
"C'était un très gros cadeau, l'équivalent de beaucoup d'argent", a déclaré à la presse le président américain, selon qui son pays négocie "en ce moment" avec l'Iran pour un cessez-le-feu.
- Dollar en hausse, Wall Street en baisse -
Le dollar s'est raffermi mardi, profitant de la remontée des cours de l'énergie alors que le flou persiste sur de possibles négociations entre Washington et Téhéran, entre annonces et démentis. Vers 18H20 GMT, le billet vert prenait 0,22%, à 1,1587 dollar pour un euro.
Les Bourses européennes ont terminé une séance en demi-teinte sans direction commune. Paris a gagné 0,23%, Londres 0,72% et Milan 0,42% tandis que la Bourse de Londres a cédé 0,07%.
A Wall Street, l'hésitation était également de mise. Le Dow Jones gagnait 0,22%, le Nasdaq cédait 0,43% et le S&P 500 était quasi stable vers 19H15 GMT.
- Le ministre de l'Économie français évoque "un nouveau choc pétrolier" -
La guerre au Moyen-Orient provoque "un nouveau choc pétrolier" qui risque de peser sur la croissance économique de la France, a affirmé le ministre français de l'Économie Roland Lescure, mardi à l'Assemblée nationale.
"C'est un choc pétrolier. On en a connu une dizaine depuis 50 ans", a déclaré M. Lescure. "L'hypothèse d'une crise passagère, dont les conséquences économiques s'effaceraient avec la fin des bombardements, n'est malheureusement désormais plus d'actualité", a-t-il estimé, devant la commission des Finances.
- Premiers contrecoups pour l'activité économique -
Des indicateurs servant à mesurer l'activité des entreprises ont mis en évidence de premiers contrecoups de la guerre au Moyen-Orient sur une économie bousculée par la flambée des prix de l'énergie et les perturbations des chaînes d'approvisionnement.
Aux États-Unis, l'indice PMI Flash pour mars, publié par S&P Global et calculé sur la base de sondages auprès d'entreprises, a reculé à 51,4 points, contre 51,9 points en février, au plus bas depuis avril 2025.
En zone euro, la croissance de l'activité du secteur privé enregistre un "quasi-arrêt" (50,5 points contre 51,9), tombant à son niveau le plus faible depuis 10 mois, selon S&P Global.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement