La cheffe Dominique Crenn appelle à une meilleure reconnaissance des femmes par le guide Michelin

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La cheffe Dominique Crenn appelle à une meilleure reconnaissance des femmes par le guide Michelin.

Playa del Carmen (AFP) - Les femmes "sont la gastronomie depuis des millions et des millions d'années", clame la cheffe française Dominique Crenn dans un entretien à l'AFP, en réclamant la reconnaissance qu'elles méritent pour les innombrables cuisinières œuvrant dans de grands restaurants. 

Installée à San Francisco, où elle a fondé en 2011 son "Atelier Crenn", elle est la première et unique cheffe à avoir obtenu trois étoiles Michelin aux Etats-Unis. 

Dans les prestigieuses cuisines dirigées par des hommes, "il y a tellement de femmes qui ont un talent incroyable" mais n'arrivent pas à accéder aux postes les plus élevés, dénonce-t-elle. 

"Ca, c'est l'histoire de la gastronomie", ajoute-t-elle dans une interview à l'AFP dimanche en marge du festival gastronomique international Apapaxoa au Mexique, qui rend hommage cette année à la carrière de la cheffe. 

"J'aimerais bien que Michelin commence à reconnaître d'autres personnes", affirme-t-elle à propos du célèbre guide qui, dans son édition 2026, ne décerne les très convoitées trois étoiles qu'à six femmes dans le monde. 

Rebelle, innovante, engagée, tout chez Dominique Crenn respire la spontanéité et la passion. Avec sa cuisine, celle qui a été consacrée en 2016 meilleure femme cheffe au monde par 50 Best, cherche à provoquer des émotions qui amènent à réfléchir sur la relation de chacun au monde. 

"La nourriture c'est quelque chose qui nourrit bien sûr physiquement mais qui doit nourrir aussi" la pensée, défend-elle.

Elle se dit également préoccupée par la multiplication des évènements climatiques extrêmes, tels que ceux en cours actuellement avec El Niño, car ils frappent les petits producteurs qu'elle considère comme la base essentielle de son travail créatif.

"On est responsable parce qu'on ne fait plus attention à la nature", estime-t-elle.

Dominique Crenn partage sa vie entre son restaurant en ville et sa ferme à Sonoma, à une heure au nord de San Francisco, un domaine qui suit les principes de la biodynamie et de l'agriculture régénératrice.

Elle y cultive des fruits, des légumes, des herbes et des fleurs avec lesquels elle approvisionne l'"Atelier Crenn" et le "Bar Crenn". 

Maintenir un restaurant trois étoiles représente beaucoup de "pression", reconnaît-elle. "Les produits sont très chers, la main-d'oeuvre est très très chère", dit la cheffe, soulignant toutefois "qu'un cuisinier, vous devez toujours bien le payer". 

Son restaurant est volontairement petit, avec seulement neuf tables, ce qui lui permet de parler avec tous ses clients. 

Loin de l'autoritarisme des brigades, la clé du succès réside dans le bien-être de ses collaborateurs, affirme-t-elle. 

This article was published Thursday, 24 September, 2026 by AFP (411 words)
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La cheffe française Dominique Crenn sourit lors d'un entretien avec l'AFP au complexe Xcaret à Playa del Carmen, au Mexique, le 20 septembre 2026 - Elizabeth Ruiz (AFP)

La cheffe française Dominique Crenn sourit lors d'un entretien avec l'AFP au complexe Xcaret à Playa del Carmen, au Mexique, le 20 septembre 2026 - Elizabeth Ruiz (AFP)


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