Le casque ou l'amende : à Paris, les usagers de trottinettes électriques sommés de s'équiper

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Le casque ou l'amende : à Paris, les usagers de trottinettes électriques sommés de s'équiper.

Paris (AFP) - "Je vous invite à prendre un casque et un gilet jaune, c'est pour votre sécurité." Rue La Fayette, dans le nord de Paris, des policiers interpellent des usagers de trottinettes électriques dévalant la piste cyclable, cheveux au vent.

Depuis vendredi, un arrêté préfectoral impose, à Paris et en petite couronne, le port d'un casque et d'un équipement rétro-réfléchissant aux conducteurs d'engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) : trottinettes électriques, gyropodes, monoroues, hoverboards.

Mais sur les grands axes parisiens, rares sont ceux à être au courant.

- Bonjour Monsieur, police nationale. Je vous arrête par rapport à la chasuble. (...) C'est obligatoire.

- C'est quoi une chasuble ?", demande, surpris, l'homme interpellé en relevant sa visière.

Une simple présentation de sa carte d'identité et il peut repartir pour cette fois, sans avoir à s'acquitter de l'amende forfaitaire de 35 euros prévue en cas d'absence de gilet de haute visibilité. C'est 135 euros par contre pour l'absence de casque.

"Aujourd'hui, on fait de la prévention. A partir de demain, ce sera des verbalisations", prévient un autre policier face à un jeune homme perché sur sa trottinette noire, sans casque.

Pour justifier ces contrôles inopinés, Hélène Denéchère, porte-parole de la préfecture de police de Paris, avance des chiffres éloquents: "136 accidents corporels ont impliqué depuis le début de l'année des engins de ce type", rappelle-t-elle.

"C'est la seule catégorie des usagers de la route qui augmente en matière d'accidents corporels à Paris", affirme la policière qui accompagne l'opération de prévention près de la gare du Nord, la plus fréquentée de France.

Conscients du danger, les usagers d'EDPM interrogés par l'AFP se considèrent, pour la plupart, en accord avec la décision de la préfecture.

C'est "tout à fait naturel d'avoir un casque... que je n'ai pas aujourd'hui. C'est exceptionnel ! J'ai oublié...", se justifie Pierre Thoribé, un retraité de 79 ans.

Cette mesure est "très bien" et "cohérente", considère lui aussi Igor Monteiro, développeur informatique de 42 ans, affirmant avoir "toujours utilisé" un casque.

La mairie de Paris, sollicitée par l'AFP, se dit également "favorable" à ces mesures, mais mentionne qu'elle n'a pas été "avisée de leur mise en oeuvre effective si rapidement au coeur de l’été".

La ville "souhaite que cette mesure soit déployée en bonne intelligence et fasse l'objet de contrôles préventifs dans un premier temps".

Les opérations de verbalisation pourraient permettre "d'ancrer le réflexe de protection" chez les usagers, "comme pour la ceinture en voiture", veut croire de son côté Sophy Sainten, déléguée générale de l'association Prévention routière.

L'arrêté préfectoral va donc "dans le bon sens", poursuit-elle, plaidant pour une "généralisation" de ces règles à "tous les usagers", cyclistes compris, et à l'ensemble du territoire. 

 

This article was published Friday, 14 August, 2026 by AFP (445 words)
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Un conducteur de trottinette électrique dans une rue de Paris, le 11 août 2026 - Kenzo TRIBOUILLARD (AFP)

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