Peluches, planches de surf : les biens d'occasion japonais cartonnent à l’étranger
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Peluches, planches de surf : les biens d'occasion japonais cartonnent à l’étranger.
Bangkok (AFP) - Sous un soleil de plomb dans une banlieue de Bangkok, un coup de sifflet retentit et des cris fusent tandis que des dizaines d'acheteurs se ruent dans un entrepôt arborant l'enseigne "Boutique de Seconde Main Japonaise".
Des sacs, des vélos, des planches de surf, des parapluies: le marché de l'occasion japonais est en plein essor en dehors de l'archipel nippon, avec des acheteurs soucieux de la qualité et de plus en plus tournés vers l'économie circulaire.
"Ce qui est considéré comme des déchets chez eux peut encore être utile en Thaïlande", explique à l'AFP Lookpoo Sathitpanyapon, 36 ans, qui tient une boutique en ligne et vend des porte-clés en forme de jouets.
"Ce sac ! Ce sac !", s'écrie une cliente en courant dans l'entrepôt, qui propose aussi des figurines Gundam, des bols en céramique, des colliers de perles et même des parapluies.
Le concept d'économie dite circulaire, qui consiste à recycler et réutiliser des produits, est un phénomène qualifié de "mégatendance" par le groupe de réflexion basé à Amsterdam Circle Economy Foundation.
Et au Japon, plusieurs entreprises ont flairé le bon filon.
Par exemple, Treasure Factory possède trois boutiques à Taïwan et six en Thaïlande, en plus de ses magasins à Tokyo.
Le leader japonais des articles d'occasion Bookoff et l'exploitant de supérettes FamilyMart ont même lancé en avril un dispositif permettant de collecter des objets dans les magasins FamilyMart afin de les exporter vers l'une des 26 boutiques Bookoff en Malaisie ou au Kazakhstan.
Les initiatives de plus petite taille prospèrent également. Lors d'une vente aux enchères près de Tokyo, Kangyapat Yoosanong, une commerçante thaïlandaise, enchérit pour un énorme chariot rempli de peluches.
"Tout ce qui (vient du) Japon est populaire", explique cette femme de 35 ans, prête à débourser environ 1.800 euros pour 100 kilos de peluches. Ces objets, ainsi que le reste de son lot comprenant 130 kg de sacs et près de 200 kg de jouets, finiront bientôt dans l'entrepôt de Bangkok.
A la fin de la journée, la majeure partie du stock a trouvé preneurs lors de cette vente hebdomadaire à Saitama, au nord de Tokyo. Et les étrangers représentent environ un tiers des enchérisseurs, selon la société Hamaya, organisatrice de la vente.
"Il est difficile de vendre des produits d'occasion au Japon s'ils ont plus de sept ans. Mais ils restent populaires sur les marchés étrangers", affirme à l'AFP le président de Hamaya, Ippei Kobayashi.
Dans l'entrepôt de Bangkok, les clients fouillent dans les rayons, dans des caisses en plastique. Le bruit des chariots résonne dans tout le bâtiment.
Certains objets semblent encore dans leur emballage d'origine. "On peut faire de bonnes affaires", estime Wanna Promthep, 70 ans, qui a fait la queue avant l'ouverture avec sa fille et son gendre. "Ceux qui savent repérer la qualité obtiennent les meilleurs produits", se réjouit-elle.
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Cette photo, prise le 30 mai 2026, montre des clients en train de regarder des articles dans un magasin d'articles d'occasion japonais situé à Nonthaburi, au nord de Bangkok en Thaïlande - Lillian SUWANRUMPHA (AFP)