Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS

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Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS.

Paris (AFP) - Biologie, physique de matériaux, physiologie... Sophie Adenot va participer à plus de 200 expériences au cours de son s dans l'ISS, un programme chargé pour préparer les prochaines missions spatiales et faire avancer la science sur Terre.

Orbitant depuis 25 ans à 400 km de la Terre, la Station spatiale internationale (ISS), que rejoindra l'astronaute française mi-février, est avant tout un laboratoire scientifique unique en son genre.

C'est d'ailleurs un "critère fondamental" dans la sélection des projets qui y sont menés, explique à l'AFP Sébastien Vincent-Bonnieu, chef d'équipe scientifique "Utilisation et sciences associées" à l'Agence spatiale européenne (ESA). "Si on fait des recherches sur l'ISS, c'est parce que c'est le seul moyen de faire ce type d'expériences".

Comme la recherche sur la microgravité, pour étudier ses effets à long terme sur les organismes vivants ou observer des phénomènes physiques "qui sont cachés par la gravité sur Terre", ajoute M. Vincent-Bonnieu. 

Ou celle liée à l'environnement spatial, un axe essentiel dans l'optique de prochaines longues missions vers la Lune ou Mars. 

Sophie Adenot testera par exemple EchoFinder, un système mis au point par le Centre national d'études spatiales (CNES), qui doit permettre aux astronautes de réaliser des échographies en totale autonomie, grâce à l'intelligence artificielle et à la réalité augmentée.

Elle se soumettra aussi à une série de tests neurosensoriels pour évaluer l'effet de son long séjour en orbite sur la mémoire, la prise de risque ou la reconnaissance des émotions.

"Une émotion repose sur différentes caractéristiques sur le plan physiologique, cognitif, comportemental... Et dans l'espace, tout ça est modifié. Ca va nous permettre de voir à quel point la perception de l'autre peut être altérée, et donc altérer les capacités de vivre en groupe", avait indiqué lors d'une visite organisée par le Cnes en novembre, Benoît Belmont, chercheur à l'Université de Lorraine.

Ingénieure aéronautique de formation, l'astronaute française a suivi des cours théoriques de biologie, astrophysique et physique des matériaux et a été entraînée à collecter des échantillons de sang ou à manipuler incubateurs et four à lévitation magnétique.

A son programme : étude de l'effet des radiations cosmiques sur l'ADN et les os, observation de la Terre pour capter des phénomènes difficilement observables depuis le sol ou par des satellites, pose de capteurs pour détecter les biocontaminations, expériences sur les émulsions... 

Sur Terre, les données collectées seront précieuses pour la recherche médicale. Mais aussi pour les industriels "souvent très intéressés par ces aspects fondamentaux" et en tirer des applications dans leurs propres processus de fabrication, souligne M. Vincent-Bonnieu, citant les industries chimiques, l'agroalimentaire, les fabricants de matériaux.

This article was published Saturday, 7 February, 2026 by AFP (427 words)
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 - Ludovic MARIN (AFP)

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