Uniforme à l'école : des effets inégaux, selon une première étude

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Uniforme à l'école : des effets inégaux, selon une première étude.

Paris (AFP) - L'expérimentation de l'uniforme, promu en 2023 par Gabriel Attal lors de son passage à l'Education nationale comme un moyen d'atteindre "l'égalité sociale" et d'améliorer le climat scolaire, a eu des effets inégaux et globalement limités, selon une première étude publiée mardi.

Les premiers résultats de l'expérimentation de l'uniforme à l'école, lancée à la rentrée 2024‑2025, sont "assez inégaux selon les établissements", a indiqué le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, qui préfère attendre les "résultats définitifs" avant d'acter ou non la poursuite du dispositif.

"Globalement, ça renforce le sentiment d'appartenance. On observe également une amélioration à certains endroits du climat scolaire, mais dans d'autres endroits, ce n'est pas forcément le cas", a souligné le ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Il n'y a pas forcément d'effets sur les résultats scolaires, mais en un an, ce n'est guère étonnant", a-t-il ajouté.

"Donc on attend les résultats définitifs de la deuxième année (...) pour voir s'il y a lieu de poursuivre le dispositif" qui concernait à la dernière rentrée 97 écoles, 14 collèges et quatre lycées, contre environ 90 l'année précédente, a-t-il conclu.

L'expérimentation de la "tenue unique" avait été annoncée à l'automne 2023 par Gabriel Attal durant son passage éclair au ministère de l'Education nationale.

Promue alors comme un moyen d'atteindre "l'égalité sociale", elle était présentée comme un remède susceptible d'améliorer globalement "le climat scolaire" et avait été lancée pour l'année 2024-2025 à grands renforts de communication.

Mais cette première évaluation menée en juin 2025 par le service des statistiques du ministère de l'Éducation nationale, en collaboration avec l'organisme indépendant FORS‑Recherche Sociale, témoigne de ces effets inégaux et globalement limités.

Dans le premier degré, 75% des directeurs d'école déclarent une évolution positive du sentiment d'appartenance depuis la mise en place de l'uniforme. En revanche, seuls 36% signalent une amélioration du climat scolaire.

Dans le second degré, les effets sont perçus de façon plus favorable. Sur les 22 établissements expérimentateurs, 16 chefs d'établissement ont répondu : 13 font état d'une évolution positive du sentiment d'appartenance et 11 constatent une amélioration du climat scolaire.

Les effets sur la scolarité restent toutefois modestes. Sept chefs d'établissement jugent positive l'évolution de l'ambiance de travail, mais ils ne sont plus que cinq à percevoir une amélioration des acquis scolaires.

La mesure est par ailleurs plus critiquée par les élèves. Une majorité des écoliers (57%) déclarent ne pas aimer porter la tenue commune et 63 % des collégiens disent "ne pas se sentir bien" dans la tenue, quand 61 % estiment qu’elle "n'est pas adaptée à leur vie de collégien".

Si 43 % des écoliers estiment qu'il y a moins de moqueries sur les vêtements, 45 % jugent que la mesure "n'a rien changé ". Chez les collégiens, 38 % considèrent également que l'uniforme n’a produit aucun effet, tandis que 36 % disent se "sentir moins libres dans (leur) façon d'être".

Enfin, seuls 27 % des collégiens estiment que l'uniforme renforce le cadre de travail, tandis que 11 % des écoliers déclarent qu'il leur donne le sentiment d'être "plus sérieux ".

This article was published Friday, 15 May, 2026 by AFP (498 words)
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Les uniformes des élèves de l'école primaire Aigueperse de Limoges, le 30 août 2024 - PASCAL LACHENAUD (AFP)

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