Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron jeudi soir
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Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron jeudi soir.
Paris (AFP) - La flambée des prix à la pompe et l'état de la menace russe devraient occuper l'essentiel de l'interview d'Emmanuel Macron jeudi à 20H00 sur TF1 et France 2.
A sept mois de son départ de l'Elysée, Emmanuel Macron s'affiche essentiellement sur le plan international mais veut montrer jeudi, en répondant durant 30 à 40 minutes aux questions de Gilles Bouleau (TF1) et Caroline Roux (Francetv), que son action reste corrélée au quotidien des Français.
Un exercice simultané sur les deux grandes chaînes du PAF qu'il n'avait pas pratiqué depuis juin 2024. C'était trois jours avant une dissolution qui a provoqué son effacement précoce de la scène nationale, où il ne dispose plus d'autant de leviers pour peser faute de majorité à l'Assemblée nationale, sans compter une popularité en berne.
Le contexte de crises lui ouvre cependant une nouvelle fenêtre, dans laquelle il s'est engouffré la semaine dernière en conviant à l'Elysée les chefs de parti et certains candidats à la présidentielle.
Un rendez-vous au terme duquel il a dressé un tableau sombre de l'état du monde, entre les guerres au Proche et Moyen-Orient, ou les attaques "hybrides" de la Russie en Europe.
Mais cette situation "est amenée à durer", "le retour à la normale ne devrait pas intervenir avant l'élection présidentielle", souligne l'entourage du président, pour qui il s'agira de "montrer à quel point la France agit".
Le front des carburants, qui fait bouillir la colère sociale, est le plus visible pour les Français qui voient leur pouvoir d'achat se rétrécir à mesure de l'augmentation du prix du gazole ou de l'essence.
Malgré de nouvelles aides dévoilées mardi soir, le gouvernement, sans marge budgétaire, paraît démuni : 70% des Français les jugent insuffisantes, selon un sondage Elabe pour BFMTV mercredi. Et près de 8 sur 10 anticipent la poursuite de la hausse des prix des carburants.
Dans ce contexte, si le président "a demandé au gouvernement de soutenir les gens qui travaillent", il voudra démontrer jeudi que "le plus efficace reste l'action diplomatique à long terme".
L'autre grand volet de l'interview devrait être consacré à "rappeler l'état de la menace russe et dire ce qui est fait pour la contrer".
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Le président français Emmanuel Macron à l'Assemblée générale de l'ONU, le 22 septembre 2026 - RYAN MURPHY (AFP)